jeudi, 15 octobre 2009

Battlestar GALACTICA 1978 : kitsch, seventies, culte

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L' histoire de la série

L' histoire de la création de Battlestar GALACTICA, tout le monde la connaît un peu, ou la devine : devant le succès incroyable de Star Wars au cinéma, il fallait bien s'attendre à ce que certains surfent sur la vague de ce succès. Ce fut le cas de la chaîne ABC, qui accepta le projet de série de Glen A. Larson. Battlestar GALACTICA suit ainsi les traces des derniers survivants des 12 Colonies, détruites par les Cylons, autrefois des êtres vivants ayant évolué jusqu'au stade de machines et guidées par le leader impérial, et ayant à cœur de détruire l'humanité (sans qu'on explique véritablement, d'ailleurs, ce qui les pousse à agir ainsi). Au casting, on compte des acteurs charismatiques : Lorne Greene, ancien patriarche de la famille Bonanza, qui reprend ici un rôle proche avec celui du Commandant Adama, veillant sur la flotte des survivants à bord du dernier vaisseau de guerre, le Galactica. Son second, le Colonel Tigh, l'assiste fidèlement dans sa tâche. Son fils, Apollo (interprété par Richard Hatch), est l'un des meilleurs guerriers de la flotte. Ses amis, Starbuck (Dirk Benedict, le « Futé » / « Face » de L'Agence tous Risques. Les deux personnages ont d'ailleurs des traits de caractère commun, étant tous deux de grands séducteurs) et Boomer, comptent également parmi les meilleurs pilotes. Série des 70's oblige, on pourra regretter le manque de développement du background des personnages, à quelques exceptions près. Les personnages, comme de coutume à l' époque, sont définis une bonne fois pour toutes, et il ne viendrait à l' esprit de personne de les faire évoluer. Tout au plus apprendra-t-on que Starbuck est orphelin. Ceux-ci combattent les Cylons à leurs trousses tout en espérant, un jour, retrouver la Terre, berceau de l' humanité. Parmi les personnages réguliers, on peut mentionner aussi le jeune Boxey, fils adoptif d' Apollo, après que sa mère ait été tuée par les Cylons, ou Cassioppée, ancienne danseuse exotique devenue infirmière de bord.
La série s'arrêtera au bout d'une saison de 24 épisodes, le public se lassant quelque peu de la série, et celle-ci s'avérant finalement coûteuse à produire.

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1978-2009 : Près de 30 ans plus tard, que vaut encore la série ?

Il est difficile de regarder à nouveau la série en 2009, tant elle est rattachée à l'époque qui l'a vue naître dans son esthétique : les coiffures, les vêtements des personnages, tout paraît terriblement daté. Concernant le contenu des épisodes, certaines sont également symptômatiques de l'époque télévisuelle : les scènes romantiques sont semblables à celles que l'on trouve à la pelle dans les séries de l'époque, comme La Croisière s'amuse ou l'Île Fantastique. Concernant le pitch des épisodes, certains d' entre eux tentent d'adapter au format d'un épisode de série des classiques du cinéma. Certains épisodes offrent par exemple des réécritures de western, ou de film-catastrophe lorsqu' une attaque kamikaze Cylon entraîne des incendies à bord du Galactica. La série présente en général des histoires étirées pour remplir les épisodes d'une heure, défaut de bien des séries S-F, et se concentre au début sur certains personnages, en particulier celui de Starbuck, mieux servi que d'autres au niveau des intrigues. On note toutefois un regain d'intérêt en fin de saison lorsque la série devient plus feuilletonnante, et évacue les Cylons des épisodes qui ne constituent plus la seule et unique menace à fuir. D'autant plus que la réutilisation jusqu'à pus soif des mêmes stock-shots pour incarner les batailles spatiales pouvait lasser à la longue. On introduit alors, par exemple, de nouveaux personnages, les Nomades Borreliens, qui auraient pu constituer l'équivalent pour Battlestar Galactica des Klingons pour Star Trek. La série se fait alors parfois plus dramatique, plus prenante, et commence à constituer un ensemble intéressant de personnages dans lesquels puiser.
Toutefois, pour les plus curieux, il est amusant de constater que certaines idées prises dans la Série de 2003 sont reprises de la série originelle, comme la réapparition de l'Amiral Cain et de son Battlestar, le Pegasus, pitch repris dans les grandes lignes dans la version 2003 du mythe. Ou encore l'idée d'anges déplaçant le périple des survivants des Colonies sur le chemin du spirituel.
On notera aussi la dernière apparition à l' écran de prestigieuses guest-stars : Patrick McNee, qui récite le monologue d' ouverture des épisodes, prêta sa voix au Leader Impérial Cylon, avant d'incarner, le temps de deux épisodes, le satanique Comte Iblis, inscrivant davantage encore la série dans un manichéisme religieux. Mais également Fred Astaire, qui participa à un épisode de la série pour interpréter un vieil arnaqueur.
On peut également s'apercevoir, en revoyant la série, que quelques idées présentes ça et là ont peut-être servi d'embryon à des concepts de séries développées par la suite. Ainsi, dans un épisode, Starbuck pilote un Viper avec une Intelligence Artificielle, et les échanges entre les 2 ont probablement inspiré la création de K2000. Dans un autre épisode, Starbuck voit sa conscience introduire un nouveau corps.

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En conclusion

Cette seule saison de 1978 (on ne parlera pas ici de l'indigente suite ayant été apportée à la série sortie en 1980, je ne l'ai pas vu et n'en ai nullement l'envie) a connu en général les défauts inhérents à toute première saison d'une série S-F : des débuts laborieux, une certaine difficulté à trouver le ton de la série et le moyen de renouveler celle-ci. Il est fort dommage que la série n'ait pas eu la possibilité de s'épanouir, car qui sait ce qu'elle aurait pu donner à voir par la suite, si elle s'était vue prolonger. D'autant plus qu' on s'éloignait un peu des épisodes centrés autour des personnages pour faire avancer des arcs scénaristiques, histoires courant sur plusieurs épisodes.
La série reste tout de même regardable et supportable, à condition de passer outre le fait que la série soit un pur produit de la fin des années 70, avec une esthétique très marquée.

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dimanche, 03 mai 2009

(The) FLASH

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Présentation succinte d' une série super-héroïque à redécouvrir. Souvenirs...

En 1989, une vague de Batmania s'empare du public, à l'occasion de la sortie du Batman de Tim Burton. Sombre, violent, gothique, il remet sur le devant de la scène le super-héros dont le grand public doit encore garder inconsciemment l'image bon enfant véhiculée par la série parodique des sixties. Les super-héros, à l' origine héros de papier, ont toujours été plus ou moins courtisés par le cinéma ou le monde des séries TV. Constituant des personnages propices à donner lieu à des films ou séries d'action-aventures, c'est régulièrement dans leur univers que les séries TV ont puisé leur inspiration. On se souviendre par exemple de la série Wonder Woman, de L' Homme qui valait 3 Milliards (d' inspiration comic), voire de la série Batman des sixties. Même si du fait des budgets d' une série TV ou de certaines concessions devant être faites, tous les éléments d' un comic-book ne fonctionnant pas toujours bien à l' écran. Devant le succès du film de Burton, on songe bien entendu assez rapidement, chez Warner à adapter d' autres héros à l' écran, et c'est le héros le plus rapide du monde, Flash, qui est choisi.

Barry Allen travaille, tout comme son père avant lui, pour la police de Central City. Mais alors que son père était un policier de terrain, Barry Allen travaille pour le département de la police scientifique ; il est un "expert" avant l' heure, si l' on puit dire. Son meilleur ami est Julio Mendez, qui travaille avec lui, et est célibataire, même s' il a eu plusieurs aventures et en aura encore au cours de la série, sans pouvoir véritablement se fixer. Alors qu' il travaille tard le soir au laboratoire, la foudre vient le frapper, lui et des produits chimiques conservés sur place. Peu de temps après, Barry découvre qu' il a acquis le pouvoir de se déplacer très rapidement, bien plus vite qu' aucun autre homme auparavant. Bien vite, il sollicite l' aide de Tina MacGee, une scientifique travaillant à Starlabs...


Une saison inégale.
Flash a ceci de particulier qu' apparue au début des années 90, elle est une des dernières séries qui sera héritière des séries des années 60 à 80. Par ce type de séries, on entend ici une série présentant des personnages au caractère fixé une fois pour toutes, sans évolution possible, destinés à vivre une série d' aventures. Les personnages secondaires récurrents sont réduits à leur portion congrue, et la série, tout du moins au début, présente des épisodes ayant peu de liens les uns avec les autres hormis les personnages, des stand-alones (même si un ennemi peut revenir d' un épisode à l' autre perturber la vie du ou des héros).
Concernant les histoires elles-mêmes, elles mettent en scène Flash avec une série de méchants qui ne sont que de simples criminels (voleurs ou assassins) sans aucune aptitude surhumaine particulière, du menu fretin pour un super-héros. Enfin tout au moins au début de la série, puisque par la suite, la série s'améliore : on commence à mettre en scène des ennemis s'appuyant sur la technologie pour contrer Flash, et plus ou moins inspirés de personnages de comics : Captain Cold, utilisant des armes comme un fusil réfrigérant, ou encore le Trickster, un personnage plus ou moins inspiré du Joker, le célèbre ennemi de Batman, et interprété de façon délirante par Mark Hamill (le Luke Sywalker de Star Wars).

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Une esthétique comic et intemporelle.
Ce qui est agréable dans la série, est le souci apporté à développer une certaine esthétique. Si les coupes de cheveux et le look vestimentaire de certains personnages rappelle immanquablement les années 90, ainsi que certaines voitures aperçues dans le décor, on peut noter un soin certain apporté dans le choix de certains véhicules, semblant tout droit échappés des années 30 / 40. la modernité de l'époque cotoie ainsi certains éléments venus tout droit d' une autre époque, au charme rétro indéniable.
De nombreuses références au monde contemporain, l'avènement de certaines technologies comme l' Internet, le fait d'assister à de nombreux extraits télévisés dans la série (notamment par le biais du présentateur-reporter Joe Kline, inteprrété par le savoureux Richard Belzer, devenu désormais l' Inspecteur Munch) ne permettent pas d' avoir de doutes quant à l' époque dans laquelle le récit se déroule : nous sommes bien dans les années 90. Mais le monde de Central City est une sorte de monde parallèle à celui du spectateur. Ce croisement, ce mélange de certains éléments esthétiques donnent ainsi une couleur très particulère à la série, cela étant accompagné par une bande-son sonnant parfois très années 30-40, donnant également une ambiance un peu polar à l' histoire.

Malheureusement, coûteuse en effets spéciaux, mine de rien, la série sera annulée au bout d' une seule et unique saison.

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Quelques Guest-stars inattendues :
Un autre des charmes de la série, est, on a pu le voir dans le paragraphe précédent, de croiser au détour des épisodes, des acteurs devenus célèbres depuis, dans des rôles de plus ou moins grande importance. Ainsi Richard Belzer, qui fait ici ses premières apparitions télévisées, que l' on connaîtra surtout pour son rôle de l' Inspecteur Munch, vue dans de nombreuses séries : Homicide ou Law & Order : Special Victims Unit, mais aussi un épisode de X-Files mettant en scène la rencontre entre les 3 Lone Gunmen.
Dans l' ép. 17 « Captain Cold », 3 guest-stars d' intérêt pour les Trekkers : Denise Crosby, plus connue pour avoir été le Lt Tasha Yar dans Star Trek : The Next generation ; Jeffrey Combs, acteur particulièrement apprécié depuis ses toutes premières prestations dans Re-Animator, et qui incarna le Ferengi Brunt et le Vorta Weyoun dans Star Trek : Deep Space Nine, mais aussi l' Andorien Shran dans Star Trek : Enterprise.
Dans le même épisode, on retrouve enfin Richard Burgi, vu depuis dans les séries The Sentinel et Point Pleasant, ou encore la première saison de 24.


Les acteurs principaux de la série :

Quelques mots, pour finir, sur les deux acteurs principaux de la série :

Dans le rôle-titre, John Wesley Shipp, acteur musclé, qui sera idéal dans le rôle-titre de Barry Allen / Flash. On reverra ce dernier dans le rôle du père de Dawson, dans la série éponyme. L' acteur jouera ensuite les guest-stars dans de nombreuses séries comme JAG ou CSI : NY.
Amanda Pays (Tina MacGee) a été surtout connu pour sa prestation dans la série Max Headroom, une série qui dénonçait le pouvoir de la télévision à travers le personnage virtuel de Max Headroom. Une série bien trop en avance sur son temps et qui ne fonctionna pas. On la reverra notamment dans un des épisodes de la saison 1 d' X-Files, "Fire", où elle interprète une inspectrice de Scotland Yard sur la piste d' un incendiaire, ancienne amour de Fox Mulder. Elle aussi sera apparue par la suite dans un nombre conséquent de séries pour y jouer les guest-stars.

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mardi, 24 février 2009

Painkiller Jane

Super-héroïne, again

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Trouvée à pas cher (13€), je me suis laissé tenter par l' aventure Painkiller, afin de juger par moi-même de cette série, en général pas des plus appréciées. Adaptation d' un comics issu d' un petit éditeur aux Etats-Unis, Event, une Bande créée par Joe Quesada et Jimmy Palmiotti. Voici une série de plus qui surfe sur la vague super-héros, vivier d' idées pour le monde des séries TV.

De quoi parle la série ? : Dans un futur proche, où le terrorisme fait rage et où la situation économique et sociale est guère rejouissante, le gouvernement garde le secret sur l'existence des Neuros, des humains dont les gènes ont été modifiés, leur conférant des supers pouvoirs. Craignant les dérives d'individus capables de télékinésie ou télépathie, une organisation secrète est créée pour traquer ces spécimens. Jane Vasko intègre cette unité chargée de localiser et neutraliser les Neuros. La jeune femme ne tarde cependant pas à découvrir qu'elle est elle-même dotée d'une incroyable faculté à s'auto-régénérer, lui permettant de guérir rapidement à des blessures. (résumé Allociné)

Cette série met donc en scène Jane Vasco, une sorte de Max Guevara moderne (voir Dark Angel). Celle-ci va assez vite être recrutée par une agence gouvernementale secrète, cellule de veille composée de quelques agents seulement. Car Jane Vasco est une Neuro, un être aux capacités hors du commun : elle a en effet le pouvoir de se régénérer, un facteur auto-guérisseur identique à celui de… Wolverine, des X-Men, ou plus proche du téléspectateur, Claire Bennett, de Heroes. Une blonde pulpeuse et sexy, à la place d' une autre. Cette agence traque les Neuros, d' autres individus aux capacités surhumaines, pour les mettre hors d' état de nuire.

 

La construction des épisodes

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La construction des épisodes est, pour cette série, sensiblement la même d' un épisode à l' autre. Le déroulement d' un épisode est en général le suivant : l' épisode commence in medias res, par une situation mystérieuse dont on ne maîtrise ni les tenants, ni les aboutissants. Puis générique, aant que l' on ne retrouve Jane Vasco, et ses pensées. Les pensées d' une jeune femme qui n' a goût à rien, dépressive, ne vivant que par habitude. Quand arrivent ses passages et sa voix-off, mieux vaut avoir le moral de son côté. Puis elle retrouve l' équipe, briefée sur les agissements d' un neuro à l' origine des événements de la séquence pré-générique; Une fois celui-ci arrêté, retour sur Jane, qui rentre seule chez elle, et se replonge dans sa douce mélancolie. Même dans la construction, on peut rapprocher facilement la série de Dark Angel, qui se finissait parfois dans sa première saison sur des instants ou Max contemplait la ville, perchée sur la plus haute tour de celle-ci…

Si un certain travail était réalisé sur le pilote pour donner une touche particulière à l' univers de la série, donner une touche bleutée, irréelle à l' ensemble à l' aide de filtres, ce travail ne se fera plus hélas sentir par la suite. Tout comme l' aspect "super-héroïque" de la série. Alors que dans le pilote, bien entendu, on insiste beaucoup sur cet aspect, on ne verra quasiment plus rien des capacités de régénération de l' héroïne, hormis dans le générique de début (!!). Déception de ce point de vue. Néanmoins, cela permet de montrer plutôt des drames humains que de simples altercations super-héroïques (gun-fights ou bastons). Même si ces drames humains ici présentés n'ont pas la force ou l' impact d' autres présentés dans des séries telles que LOST ou MillenniuM. La série évite en tout cas ici un certain manichéisme, les Neuros étant des êtres blessés, vivant parfois difficilement leur "don", l' équipe ne tombant rarement que sur un véritable criminel.

 

Et pourtant…

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Concernant l' équipe de Jane Vasco, la série se présente comme un ensemble-show plutôt que comme une série avec une seule et unique héroïne. Mais ceux-ci ne seront pas assez creusés, à part quelques scènes ici et là censées les présenter davantage. De même que leurs liens entre eux ou avec Jane, réduits à leur strict minimum. Ces personnages constituant l' équipe dans lequel est intégrée Jane réponde à des archétypes que l' on retrouve dans de nombreux films d' action, comme par exemple le film The Italian Job (Braquage à l' italienne). On retrouve donc la belle héroïne solitaire, qui n'arrive pas à trouver le bonheur, être heureuse, alors qu' elle aurait tout pour l' être, le mystérieux chef d' équipe, Andre McBride, insondable, la coéquipière aux cheveux courts, le génie de l' informatique (qui a un faux air de Seth Green / Oz, ici), le grand baraqué chauve (le "Jason Statham" du groupe, va-t-on dire), le noir servant éventuellement de chauffeur à l' équipe… Des personnages archétypaux, donc, sans réelle surprise. Mais qui possèdent un certain charme, et auxquels on s'attache à force de suivre la série. Malheureusement, le fait que l' on ne creuse véritablement pas leur passé (alors que n'importe quelle autre série y aurait pensé) n'aide pas à les apprécier tout de suite, de même que le manque de relations les uns vis-à-vis des autres. Etonnant, même des séries ne s'attardant pas sur leurs personnages développait un tant soi-peu ceux-ci, comme les CSI ou NCIS… On se retrouve alors avec une série "à l' ancienne" : des personnages caractérisés une fois pour toutes, pour une série constituée uniquement de loners.

 De plus, avantage ou inconvénient de la série, aucune mythologie ne se dessine véritablement. Si certains flash-backs évoquent le passé enfant de Jane, cela tient plus du gimmick, ou pour justifier certaines scènes du présent, et ne pas présenter une héroïne trop… invincible. Côtés relations, celles-ci souffrent du même défaut, n'apparaître que pour servir une scène le temps d' un épisode. Ainsi verra-t-on sortir avec un mec Jane le temps d' un épisode, puis c'est tout. Ainsi verra-t-on une amie de Jane, en plus ayant tendance à acheter à un dealer… des films téléchargés illégalement sur Internet (alors qu' on s'attendait à ce que ce soit de la drogue). L' occasion d' une petite réflexion moralisatrice de la part de Jane (sic).

 

Et pourtant, on trouve du charme à la série. Bien sûr, la série est un petit "guilty pleasure" si on apprécie particulièrement la plastique de Kristanna Loken. Même si la série rechigne à la montrer en petite tenue, comparée à d' autres séries-véhicules à star, et qu' elle ne joue pas si mal que cela. Mais j' ai été séduit par le décor de la base secrète, qui m'a vraiment plus… On est loin, avec ce décor, des Q.G. proprets, immaculés, tels que présentés dans les CSI, ALIAS ou 24. A condition de ne pas être trop exigeant, et de ne pas être trop sensible aux diverses influences (pompages ?), ces fameux éléments vus cent fois ailleurs, il s'agit là d' une sympathique série, un divertissement Sci-Fi sans aucune prétention (ce n'était pas le but de toute façon)…

PS : je n'ai pas évoqué la ressemblance ou pas avec le comic pour la simple et bonne raison (ou plutôt les raisons) que je n'ai jamais lu le comic originel, et que cela ne me semble pas pertinent dans le cas de cette série. Cela ne m'a pas guidé en tout cas dans le choix de découvrir cette série.